Le temps de vol en lui-même ne fut pas particulièrement éprouvant mais une escale de plus de 12 heures, c’est long. Surtout à sillonner un grand aéroport comme celui de Doha (dire qu’au retour je n’aurai que 20 minutes).

Je suis donc arrivé à Djibouti vers 3 heures du matin, où le Docteur Lafrance m’attendait afin de me conduire jusqu’au refuge DECAN. Cette première rencontre fut très sympathique et j’ai été très heureux de rencontrer enfin Bertrand après plusieurs mois d’échanges par mail.

Bien que nous étions tous les deux fatigués, j’ai eu le temps de lui poser quelques questions sur le refuge, les animaux, Djibouti,… Et j’ai pu faire ma première observation faunistique sur la route, un renard famélique.

Il faisait nuit, mais la chaleur se ressentait déjà très bien. Moi qui suis parti de France alors qu’il faisait bien froid, j’ai grandement ressenti la différence. Cependant, ce n’est pas la différence de température et de climat qui m’a le plus impressionné.

Le refuge DECAN, comme j’avais pu le lire sur le site avant de partir, accueille trois lions et ce sont les rugissements du mâle en pleine nuit qui m’ont transmis le plus de sensations à ce moment. Je savais qu’il était dans un enclos et à l’autre bout du refuge, mais j’avais tout simplement l’impression qu’il était à côté de moi. Ce sont donc avec les rugissements de ce lion que je me suis endormi pour la première fois au refuge.

Le lendemain, enfin un peu plus tard dans la matinée, le temps de prendre mon petit déjeuner, discuter avec Bertrand, étudier un peu la carte du site de ma mission, un djiboutien employé au refuge, Omar, m’a accompagné afin de me montrer mon secteur d’étude. Il m’a donc indiqué le chemin pour y accéder et m’a conduit jusqu’à une petite mangrove du nom de Damerjog où j’ai pu faire mes premières observations ornithologiques. Notamment quelques Guêpiers de Perse et un Ibis falcinelle.

Guêpier de Perse – Merops persicus

En rentrant au refuge, je savais déjà que j’allais me faire plaisir au cours de cette mission, question oiseaux. Par contre il va me falloir un peu de temps pour retrouver mon chemin tout seul à travers le dédale de buissons et les chemins qui partent dans tous les sens.

 

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