Auteur : Maude (Page 1 sur 9)

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Le travail de volontaire au BRC (Batumi Raptor Count)

Être volontaire au BRC comment ça se passe ? Quels sont nos horaires de travail ? Qu’est-ce que les volontaires doivent savoir ? Qu’est-ce qu’ils peuvent apprendre… Vous saurez tout dans cet article !

Au Batumi Raptor Count, les bénévoles sont essentiels. Durant les deux mois de migration des rapaces, ce sont uniquement des bénévoles qui sont sur le terrain.

Les différents bénévoles

Il y a 3 niveaux de bénévoles.

Un bénévole qui s’occupe de la logistique. C’est un peu le grand chef sur place, il connaît depuis plusieurs années l’association, les locaux… Il gère les nouveaux arrivants, les inscriptions, les contacts avec les locaux pour le projet, et aide sur le terrain si besoin.

Il y a 3 bénévoles « Counter coordinators ». Ceux-ci ont déjà une bonne expérience dans le management d’une équipe et le comptage d’oiseaux en migration. Leur rôle est de gérer les équipes sur les stations de comptage, de s’assurer du bon suivi du protocole scientifique, de sauvegarder et vérifier les données collectées au quotidien,…

Nous, nous faisons partie des bénévoles compteurs (les « counters » en anglais). Nous sommes entre 10 et 30 selon la période de la migration. Certains d’entre nous sont des experts en rapaces, d’autres sont complètement débutants, mais nous sommes tous des passionnés.

Voici donc comment se passe le travail des bénévoles compteurs.

Le début de la journée

Les oiseaux commencent à voler au lever du soleil. Nous devons donc être prêts à les recenser dès leur envol. Selon l’heure du lever du soleil, nous sommes sur le terrain plus ou moins tôt, entre 6h et 7h.

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Au BRC, il n’y pas un lever de soleil identique

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Selon la répartition des équipes, nous nous rendons soit à pied à la station 1, qui est au sommet de la colline où nous vivons, à 15 minutes de marche environ, soit à la station 2. La station 2 est plus éloignée. Un mini-bus nous approche au plus près d’elle, puis nous montons le reste à pied. Il faut environ 20 à 30 minutes pour atteindre la station, et ça grimpe sec !

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Une équipe à station 1. Les équipes changent tous les jours.

Les 2 stations restent toujours en contact par talkie-walkie.

Une fois sur place, il s’agit de trouver les oiseaux, les identifier, les âger et sexer si possible, les compter puis enregistrer toutes ces informations.

Trouver les oiseaux

A l’œil nu ou aux jumelles, il faut scanner le ciel pour détecter la présence des oiseaux. Parfois, ils sont faciles à trouver. Mais ils peuvent aussi voler très bas et être durs à repérer dans la végétation.

Il arrive également qu’ils volent à contre-jour ou dans les nuages, ce qui ne facilite pas leur détection.

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Fabrice scanne le ciel à la recherche d’oiseaux

Identifier

Il faut ensuite identifier les oiseaux. Là, les jumelles sont souvent indispensables et la longue-vue, fortement recommandée. (Il est important d’amener ses jumelles pour cette mission. Quant à la longue vue, au pire, d’autres volontaires vous prêteront la leur quelques minutes de temps en temps si besoin).

En se basant sur la forme de l’oiseau, sa taille, sa façon de voler, sa couleur s’il est assez près, il faut identifier l’animal. Ce n’est pas toujours facile, mais on est là pour apprendre et partager nos connaissances, les bénévoles ne peuvent que s’améliorer. Les expérimentés aident les débutants. Au début l’identification est un peu dure, puis, à force d’entraînement ça vient petit à petit.

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Milan noir (à gauche) et bondrée apivore (à droite), 2 des espèces d’oiseaux les plus courantes à Batumi.

Parfois, l’oiseau est, de toutes les façons, impossible à identifier. La lumière est mauvaise, il est trop loin, ou encore son plumage est particulier et il pourrait ressembler à plusieurs espèces. Si, même après l’avoir pris en photo, son identification est impossible, il est alors juste placé dans un grand groupe (busard, vautour, grand aigle, rapace…).

Ager et sexer

Ce n’est pas toujours possible de le faire. Parfois la visibilité n’est pas bonne, ou bien on n’a pas le temps… Mais avoir quelques données sur l’âge des oiseaux et leur genre permet d’approfondir l’étude de leur migration. Bien sûr, ce travail n’est pas demandé aux nouveaux volontaires inexpérimentés dès le premier jour…  Seuls ceux qui savent le font. Mais en quelques semaines, nous sommes formés progressivement à âger et sexer certaines espèces et nous pouvons nous rendre de plus en plus utiles.

De plus, les coordinateurs font régulièrement des présentations Powerpoint pour nous apprendre à identifier, âger et sexer certaines espèces couramment observées à Batumi et compliquées à reconnaître comme le busard cendré et le busard pâle.

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Femelle busard cendré immature

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Busard pâle juvénile

Compter

Le comptage est faisable quel que soit le niveau de la personne. A Batumi, ce sont parfois des centaines de rapaces qui passent en quelques minutes. Les oiseaux sont comptés quand ils passent la ligne de transect. C’est une ligne imaginaire qui correspond à une droite entre la station 1 et la 2. Quand ils ne sont que quelques-uns, le comptage est facile. S’ils sont très nombreux, on utilise un cliqueur. C’est plus simple que de compter de tête et cela permet de parler tout en comptant sans faire d’erreurs.

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Matériel du sac de station (« station bag ») avec toutes les choses indispensables pour compter les oiseaux

Cela dit, ce n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Les passages d’oiseaux sont parfois loin et larges. Il faut utiliser les jumelles ou la longue-vue et effectuer un mouvement de haut en bas pour ne pas rater d’oiseaux.

Parfois les oiseaux se regroupent pour tourner et monter grâce à un courant d’air chaud. On appelle cela une pompe. S’ils font cela sur la ligne de transect, il faut les compter avant ou après la pompe. Mais parfois ils commencent à tourner pendant le comptage, c’est tout un art alors de ne pas perdre le compte !

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Pompe vue d’en dessous.

Il y a aussi les nuages qui viennent troubler la fête. Les oiseaux rentrent parfois dans les nuées (on dit qu’ils se gloupsent) juste avant de passer la ligne. Ou bien ils sortent des nuages après la ligne. A ce moment, impossible de savoir de façon sûre qu’ils ont bien passé la ligne à l’instant. Il faut donc bien faire attention à les compter 2 fois… Bref le comptage est beaucoup moins simple qu’il n’y paraît.

Enregistrer les données

Les données sont collectées au fur et à mesure sur une tablette que l’on appelle familièrement le « palmtop ». Nous utilisons l’appli Trekellen pour les rentrer. A tour de rôle, un bénévole est responsable du « palmtop ». Quand un compteur a des infos à rentrer, il appelle « Palmtop ! ». Le palmtopeur entre les données que lui dicte le compteur : espèce, nombre d’oiseaux, distance par rapport à la station. En données facultatives il peut également dire l’âge, le sexe,  le type de plumage…

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Palmtop, tablette pour enregistrer les données.

Etude du braconnage

Même si la chasse des rapaces est interdite, beaucoup de locaux les tirent pour le sport ou pour les manger… BRC a un projet d’éducation des enfants pour essayer de stopper à long terme ce problème en changeant les mentalités.

Pour que BRC puisse continuer d’effectuer son travail d’étude et de sensibilisation, il serait stupide d’entrer en conflit avec les braconniers. Cela ne mènerait à rien et ne serait pas une solution à long terme. Il nous est donc demandé de ne pas être désagréables avec les braconniers, de rester cordiaux, et de ne pas prendre de photos d’eux ou leurs prises sans avoir leur permission d’abord.

Cependant, rien ne nous empêche de mesurer la pression de chasse sur les rapaces. Nous enregistrons donc chaque coup de feu entendu. Nous essayons de noter les oiseaux blessés qui passent et… chaque oiseau que nous voyons tomber suite à un coup de feu…

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Suite à un tir de braconnier, une bondrée apivore a été blessée en plein ciel…

Être témoin direct du braconnage est assez dur à supporter mais nous n’avons pas le choix. C’est d’autant plus difficile quand le temps est aux nuages et les oiseaux volent bas. La pression de chasse est alors très importante (environ 150 coups de feu à l’heure et plus d’une dizaine d’oiseaux qui tombent dans ce laps de temps).

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Bondrée apivore blessée par des braconniers

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Enregistrement des oiseaux victimes de la chasse

Heureusement, la beauté  des oiseaux et les visions magiques que nous avons quand nous en voyons des centaines dans le ciel nous aident à oublier ces mauvais côtés !

Répartition des tâches

Il n’est bien sûr pas possible de tout faire à la fois, chercher les nouveaux oiseaux, compter, identifier, sexer les oiseaux dans des groupes de plusieurs centaines, enregistrer les coups de feu…

Le coordinateur a pour rôle de répartir les tâches.

Certains se voient confier la surveillance de l’est, d’autres du sud.

Quand un groupe passe, il y a dans l’idéal :

  • une personne qui compte tout le groupe.
  • une qui s’occupe de chercher les différentes espèces. Si c’est un groupe de bondrées apivores par exemple, il va chercher les milans. Parfois, il peut y avoir plusieurs personnes aux extra-espèces : un pour les milans, un pour les busards (qu’il faut sexer et âger à chaque fois pour être capable de différencier les espèces)…
  • une qui s’occupe également de sexer et âger quelques bondrées pour avoir une idée de la proportion.

Quand il y a 5 ou 6 groupes d’oiseaux qui passent, le comptage se fait moins dans le détail par manque de personnes. Quant au « palmtop » et au cliqueur de coups de feu, nous faisons chacun notre tour plus ou moins toutes les heures…

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Une partie de l’équipe travaillant à recenser les oiseaux passant à l’ouest de la station.

Lors des forts passages d’oiseaux, les stations sont  comme des ruches, tout le monde travaille à fond, essaie de rester coordonné. Le dialogue (en anglais) au sein des équipes mais aussi entre les 2 stations via talkie est essentiel.

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Lors d’un flux d’oiseaux très dense, nous trouvons des techniques originales pour nous séparer en deux le flux à compter. Voici la technique « dos à dos » !

Cette effervescence est parfois stressante mais aussi très grisante. C’est un magnifique travail en équipe !

Pendant les temps de passages plus sporadiques, l’humeur est souvent à la déconnade. Ce sont aussi des périodes idéales de partage et de mise en pratique de connaissances sur les oiseaux. De façon générale, le coordinateur  essaye de changer les tâches de chacun pour éviter la monotonie. Il est rare de compter toute la journée ou de chercher les nouveaux oiseaux durant 10h à moins qu’on le souhaite bien sûr !

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Fabrice et Fanck qui se font un petit délire

L’aménagement des stations

Nous avons la chance de bénéficier d’aménagements pour compter la migration. Dans la plupart des lieux de migration de par le monde, cela se fait debout, sans aucun abri contre le soleil, la pluie et le vent.

A Batumi, comme la migration attire des touristes, les habitants locaux ont aménagé les plateformes d’observation et facilité leur accès. Il y a des marches quand la pente est trop raide, un abri en bois pour la pluie et le soleil, des bancs, une table (pour la station 1)… La station 2 a été mise en place il y a peu. L’abri est donc encore précaire mais c’est toujours mieux que rien !

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Abri amovible de la station 2

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Abri permanent de la station 1, bien pratique les jours de pluie !

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Abri pour les touristes près de la station 2, bien pratique quand il pleut !

Le BRC met en plus à disposition des « chaises africaines » simples à fabriquer et à mettre en place. Elles permettent de pouvoir observer les oiseaux passant au-dessus de nous sans se casser le cou ! Royal !

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Chaises africaines des stations

Il ne manque plus que des escalators pour ne pas se fatiguer à monter en haut des collines !

Le seul truc qui manque ce sont les toilettes. Pour ça c’est dans la nature !

Les pauses

Il n’y a pas de temps de pause bien défini. Nous mangeons notre pique-nique quand nous pouvons ou quand nous voulons, dès que l’on a faim ou que l’on a envie. Si tous les membres de l’équipe ne sont pas occupés, il est même possible de faire une petite sieste avec l’accord du coordinateur.

La fin de la journée

Le soir, nous arrêtons le comptage un peu avant le coucher du soleil entre 17h et 18h selon les jours. Nous avons donc commencé la saison en restant environ 12h par jour sur la station à surveiller le ciel.

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Descente de la station après une journée de comptage !

 

Le travail bénévole est donc assez intense et prend beaucoup de temps. Par contre, côté conditions physiques, il n’est pas nécessaire d’être très sportif. Il faut juste être capable de tenir le choc en enchaînant des nuits un peu courtes et être capable de faire 15 à 30 minutes de marche en côte pour atteindre le sommet d’une colline.

Le travail est conséquent mais il est aussi extrêmement formateur pour quiconque a la volonté d’apprendre. Tout ce que nous vivons et faisons se fait dans une ambiance qui mélange sérieux, professionnalisme, rigolade et détente.

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Comment aider les animaux sauvages au quotidien

Aider les animaux sauvages au quotidien quand on est un enfant, c’est possible !

Avec Maude et Fabrice, nous allons directement sur le terrain pour aider les animaux et la nature. Mais sais-tu qu’il est possible de protéger les animaux sauvages même à la maison ?

Il y a des dizaines de moyens d’agir ! Je vais t’expliquer !

Economise l’énergie :

Comment ?

  • Eteins et débranche les appareils électroniques (télévision, ordinateur…) quand tu as finis de t’en servir. Eteins la lumière quand tu quittes une pièce.
  • Si tu as le choix, évite la voiture. Préfère la marche, le vélo ou les transports en commun (comme le bus ou le train).

Pourquoi ?

Car pour avoir de l’électricité ou faire tourner des moteurs, il faut créer de l’énergie avec du pétrole, ou des centrales nucléaires par exemple. Cela est très mauvais pour la planète car ça pollue et participe au réchauffement climatique.

Quels animaux tu aideras :

Tu aideras énormément d’animaux car beaucoup d’entre eux subissent la pollution ou le réchauffement climatique. C’est le cas des coraux et des poissons des récifs qui sont très sensibles aux changements de température. Ou de la loutre qui  peut être empoisonnée à cause des eaux polluées. Ou encore de l’ours polaire qui a besoin du froid de la banquise pour chasser le phoque !

Limite et Recycle tes déchets :

Comment ?

  • Essaye de ne pas acheter des produits qui sont trop emballés dans des plastiques (demande à ce que le fromage ou la viande soit acheté à la coupe par exemple, ne mets pas tous les fruits dans un sac plastique, un melon par exemple n’a pas besoin de sac…)
  • En course, économise les sacs plastiques : réutilise les, ou mieux, investis dans des cabas ou un panier…
  • Trie bien les déchets à la maison. Le plastique, le papier, le carton, le verre, le métal mais aussi les ampoules, les cartouches d’encre d’imprimantes et les piles, ça se recycle !
  • Les téléphones portables aussi se recyclent! Penses-y s’ils sont cassés ou si personne ne s’en sert. Porte-les au recyclage !
  • Ne jette jamais des déchets par terre ! Mets-les à la poubelle ou garde les avec toi jusqu’à ce que tu en trouves une.
  • Si tu te promènes dans la nature, emmène un sac poubelle et un gant et ramasse les déchets que tu trouves par terre.

Pourquoi ?

Car pour fabriquer le plastique, le papier, on utilise du pétrole, des arbres… Cela pollue et des arbres sont coupés pour ça.

Parce que gérer les déchets n’est pas si facile quand ils ne sont pas recyclés. Ils sont mis dans des décharges mais s’envolent dans le vent. Ils sont aussi brûlés parfois mais cela pollue et participe au réchauffement climatique…

Les déchets qui traînent sont parfois mangés par les animaux et ceux-ci s’empoisonnent… Certains animaux se prennent aussi dans les déchets et restent coincés

Dans l’océan pacifique, tellement de déchets se sont accumulés en flottant qu’on parle d’un continent de plastique. Il est immense !

Quels animaux tu aideras ?

De nombreux animaux subissent les déchets mais ce sont surtout les animaux de la mer qui en souffrent car tous les déchets qui traînent finissent par arriver à la mer, entraînés par la pluie et les rivières. Voici quelques exemples : les dauphins se prennent dans des grands bouts de plastique et ne peuvent plus bien nager. Beaucoup d’oiseaux et de tortues mangent des déchets en croyant que c’est de la nourriture et s’étouffent.

Limite la déforestation :

Comment ?

  • Quand tu dessines ou écris, utilise les 2 côtés de ta feuille. Tu utiliseras deux fois moins de papier !
  • Évite de consommer de l’huile de palme (aussi appelée huile végétale ou matière grasse végétale). On trouve l’huile de palme dans des aliments prêts à être consommés comme : les chips, les barres de chocolat ou chocolats de noël, les biscuits, la pâte à tartiner au chocolat. Regarde les ingrédients et choisis des produits qui n’en contiennent pas !
  • Limite l’achat des produits électroniques comme les téléphones portables, les consoles de jeux, les tablettes, les ordinateurs. N’en change pas tous les ans.

Pourquoi ?

La déforestation détruit non seulement les arbres mais prive d’habitat tous les animaux qui y vivent. Ils n’ont nulle part où se cacher ou se nourrir et disparaissent.

  • Le papier est fabriqué avec du bois. Des forêts entières sont coupées pour faire du papier.
  • L’huile de palme est faite à partir de palmier à huile. Ce palmier est cultivé dans des champs gigantesques. De plus en plus de forêts tropicales en Asie et maintenant aussi en Amérique du Sud sont coupées pour faire de la place aux champs de palmiers. Les montagnes sont également rasées car ces palmiers poussent plutôt sur un sol plat.
  • Les appareils électroniques contiennent des métaux qui sont prélevés dans d’immenses mines à ciel ouvert en Afrique ou en Amérique du Sud. Pour ouvrir ces gigantesques cratères artificiels, des milliers de kilomètres carrés de jungle sont rasés…

Quels animaux tu aideras ?

Tu aideras des milliers d’animaux notamment les orangs-outans, les gibbons et les éléphants d’Asie qui perdent leur forêt à cause de l’huile de palme. Il y a aussi les gorilles et les chimpanzés qui sont victimes des mines de Coltan en Afrique et les jaguars et les perroquets qui perdent leur jungle en Amérique du Sud.

N’aide pas ceux qui capturent des animaux sauvages :

Comment ?

  • N’achète pas de poissons exotiques, d’oiseaux, de mammifères ou de reptiles sans en connaître la provenance.
  • Ne va pas au cirque s’il  présente des animaux.
  • N’achète pas d’objets issus des animaux (cuir, fourrure, objets en coquillage, dents,…)

Pourquoi ?

Parce que certains animaux sont en fait directement capturés dans la nature. Non seulement ils sont malheureux d’être capturés mais en plus, leur espèce finit par disparaître car il y a trop de captures. Pour les mammifères, ils sont souvent attrapés bébés, et la mère est tuée en défendant son petit.

Les animaux sauvages ne sont pas faits pour être en cage. Ils ont besoin d’être libre, de chasser, de se nourrir seuls, de voler, de vivre avec d’autres de leur espèce.

Les animaux de cirque vivent dans de petites cages toute leur vie et ils sont dressés par la violence pour faire des spectacles…

Si tu veux un animal, préfère plutôt un chien ou un chat, il y en a plein qui attendent d’avoir une famille à la SPA

N’achète pas d’objets issus d’animaux car souvent ils sont issus d’animaux qui ont été tués pour ça ! Un coquillage aussi est un animal vivant !

Quels animaux tu aideras ?

Là aussi tu aideras de nombreux animaux : des poissons clowns (comme Némo), des oiseaux colorés, des animaux avec de belles fourrures…

Si les braconniers n’ont plus personne qui leur achète leurs animaux, ils changeront de travail.

N’encourage pas la pêche intensive ou en eau profonde :

Comment ?

  • Fait attention à acheter des poissons qui ne sont pas issus de la pêche intensive. Préfère les poissons pêchés à la ligne par exemple.
  • N’achète pas de poissons en voie de disparition comme le thon, le saumon, la roussette, la raie…

Pourquoi ?

La pêche intensive est faite avec d’énormes chalutiers et d’immenses filets qui raclent tout sur leur passage au fond de la mer. Les filets ne font pas de distinction et pêchent même les animaux qui ne sont pas consommés comme les dauphins, les tortues, les petits poissons,… (BD à lire avec un adulte : http://www.penelope-jolicoeur.com/2013/11/prends-cinq-minutes-et-signe-copain-.html)

Certains poissons ont tellement été pêchés qu’il n’y en a presque plus dans l’océan. S’ils continuent à être pêchés ils vont bientôt complètement disparaître, c’est le cas des thons, des saumons, et de tous les poissons de la famille des requins (la roussette et la raie sont des requins).

Quels animaux tu aideras ?

Tu aideras tous les animaux vivants dans la mer ainsi que ceux qui en dépendent comme les oiseaux marins, les loutres des mers etc.

Si tu as un chien ou un chat :

Que faire ?

  • Si c’est un mâle (un garçon) fais le castrer. Si c’est une femelle (une fille) fais la opérer pour ne pas qu’elle ait de bébé.
  • Ne laisse pas ton animal sortir sans surveillance.

Pourquoi ?

Les chats et les chiens sont des carnivores et ils savent chasser. Même s’ils ont assez à manger à la maison, ils vont chasser pour jouer.

S’ils ont des bébés, cela fera encore plus d’animaux qui chassent pour jouer. De plus, il n’y a pas besoin d’avoir plus de chats ou de chiens, il y en a déjà plein qui attendent d’être adoptés dans les refuges.

Quels animaux tu aideras ?

Tu aideras tous les animaux qui se font chasser par les chats ou les chiens :

  • Les petits mammifères comme les souris, les musaraignes, les mulots, les lapins
  • Les petits reptiles comme les orvets, les petits lézards, les serpents (sais-tu que tous les serpents sont protégés en France ? Il est formellement interdit de les tuer !)
  • Tous les petits oiseaux.

Protège les hérissons !

Comment ?

  • En voiture, surtout la nuit, il ne faut pas aller trop vite pour ne pas les écraser. Attention, les hérissons vivent aussi en ville !
  • Si tu as un jardin, demande aux adultes de ne pas utiliser de produits chimiques et surtout pas d’anti-limace !
  • Dans ton jardin laisse une petite gamelle d’eau sous un buisson en été. Si tu as une mare artificielle en plastique, fait en sorte qu’un endroit ne soit pas trop en pente ou trop glissant pour qu’un petit mammifère qui tomberait dans l’eau puisse en sortir.
  • Ne laisse pas les adultes brûler de vieux tas de bois, de branches ou de feuilles en hiver ou en automne.
  • Si tu as des hérissons dans ton jardin, tu peux leur construire un lieu pour hiberner, regarde dans les livres ou sur internet !

Pourquoi ?

  • Sur la route, un hérisson est lent à traverser. S’il voit une voiture et a peur, son réflexe sera de se mettre en boule et ne plus bouger car il croira que ses piquants le protégeront des voitures. Des milliers de hérissons se font écraser sur les routes. Note que la nuit, les animaux sont plus actifs, et pas seulement les hérissons, rouler moins vite que la vitesse autorisée permet aussi d’éviter d’écraser des renards, des blaireaux, des chouettes, des chevreuils… Cela permet aussi de pouvoir mieux observer ces animaux quand ils traversent !
  • Les produits chimiques et les produits anti-limaces sont des poisons. Beaucoup de petits animaux des jardins meurent empoisonnés à cause de ces produits. Or, les hérissons mangent les limaces et les escargots ! Si les adultes ont des problèmes avec les limaces et les escargots, il vaut mieux qu’ils attirent les hérissons plutôt que de les tuer ! Ce sont eux qui pourront le mieux s’occuper du problème de limaces !
  • Les hérissons ont soif en été. Ils cherchent à boire dans les jardins, parfois ils se noient en tombant dans des mares artificielles d’où ils ne peuvent sortir…
  • En hiver, les hérissons hibernent. Ils se trouvent un tas de bois, de feuilles ou de branches et se cachent dedans pour dormir tout l’hiver. Si quelqu’un brûle le tas, le hérisson se réveillera trop tard et ne pourra échapper aux flammes ! Il n’est d’ailleurs pas le seul à dormir dans ce genre d’endroit l’hiver, il y a aussi d’autres petits mammifères, des amphibiens, des reptiles…

Aide les oiseaux !

Que faire ?

  • Construit des nichoirs pour qu’ils y fassent leur nid au printemps.
  • Mets leur une gamelle d’eau en hauteur pour qu’ils puissent s’y baigner et boire.
  • Donne leur des graines ou de la graisse en hiver quand ils ont plus de mal à trouver leur nourriture…
  • Ne détruit pas leur nid même s’il est inoccupé.
  • S’il y a de grandes vitres dans ta maison, demande à ce que des autocollants anti-collision soient collés dessus, afin que les oiseaux comprennent que c’est une vitre.

Pourquoi ?

  • Ils peuvent faire leur nid dans les nichoirs que tu fais ! Attention, cela demande parfois plusieurs années avant qu’un oiseau décide d’y faire son nid, il faut être patient !
  • Mettre une gamelle d’eau en hauteur est très utile pour eux, cela leur fait un accès à l’eau loin du sol où les prédateurs rôdent…
  • L’hiver les oiseaux ont du mal à trouver de la nourriture. Tu peux les aider un peu ! Mais attention, donne leur une nourriture adaptée, tu en trouveras en animalerie. En effet, les morceaux de pain par exemple sont en réalité très mauvais pour leur ventre !
  • Ne détruis pas les nids car ils peuvent être utilisés plusieurs années de suite ! Détruire certains nids est même interdit par la loi ! C’est le cas pour les nids des hirondelles sous les toits par exemple. Il faut payer une très grosse amende si on détruit un nid d’hirondelles…
  • Beaucoup d’oiseaux meurent en se cognant aux fenêtres car ils n’ont pas compris que c’était une vitre. Les autocollants anticollision vendus sur internet ou en jardinerie permettent que les oiseaux ne se cognent plus dans les fenêtres.

Si tu trouves un animal qui semble avoir un problème :

Que faire ?

  • Regarde le bien d’abord sans t’en approcher.
    • Vérifie s’il a vraiment un problème.
    • Parfois des animaux jeunes ou adultes ne bougent pas en croyant que tu ne les a pas vus ou alors ils font semblant d’être blessés pour que tu t’intéresses à eux et pas à leur famille, ou encore certains font les morts en croyant que tu ne t’intéresses qu’aux animaux vivants.
    • Il arrive qu’un bébé semble tout seul et abandonné mais en réalité les parents ne sont pas loin ! Éloigne-toi un moment pour voir si les parents reviennent…
  • Si l’animal a vraiment un problème, est blessé. Téléphone à un centre de faune sauvage au plus vite pour qu’ils t’aident. S’il n’y a pas de refuge près de chez toi, téléphone à un vétérinaire.
  • Assure-toi de ne pas stresser l’animal. Ne t’en approche pas inutilement, ne fait pas de bruit, ne le caresse pas… N’oublie pas qu’il est sauvage ! Pour lui tu es un prédateur qui va le tuer ! Même s’il ne le montre pas il est souvent apeuré !
  • Sache que normalement il est interdit de toucher un animal sauvage protégé même s’il a un problème.

 

Il y a énormément de choses à faire pour aider les animaux sauvages. Je ne t’ai donné que les principaux exemples, il y en a sûrement plein d’autres ! Tu ne pourras sûrement pas tous les appliquer mais si tout le monde fait de son mieux pour protéger les animaux, ça changera la vie de nombreuses espèces animales !
Il y a aussi des moyens d’agir pour éviter que les animaux domestiques ne soient plus maltraités (dans les laboratoires, les élevages, …) mais ça, c’est encore une autre histoire !

Au nom de tous les animaux sauvages de la planète, nous te remercions de nous aider !

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Arnaque de Moidjio et son écovolontariat tortues

Notre écovolontariat auprès de Moidjio pour la mission sur les tortues marines est sûrement la pire de toutes les expériences que nous avons vécues en écovolontariat !

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