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Bienvenue dans la jungle bolivienne

On voit souvent la jungle comme un paradis avec une végétation luxuriante et des superbes animaux partout. Ce point est vrai. Ici par exemple, nous pouvoir voir des traces de pumas, jaguar, des perroquets, nous nous réveillons au chant des singes hurleurs. C’est magnifique et magique. Cependant, il y a aussi les serpents (bon ok ça j’aime bien) mais également des araignées, des tiques (ça je déteste). Mais le pire reste encore à venir !

(Voici une petite bande son pour vous mettre dans l’ambiance, un singe hurleur enregistré vers 6h du matin au Camp Ambue Ari)

En mars, nous sommes en pleine saison des pluies en Bolivie. Autant dire que de l’eau on en a ! Et comme nous vivons dans la jungle, l’humidité est constante. Il peut donc pleuvoir plusieurs jours d’affilée mais nous devons bien sûr continuer de travailler. Pour certains félins, s’il pleut trop, il ne faut pas les sortir de leur cage car ils peuvent être paniqués, sentir plus d’odeurs et donc être plus anxieux, plus agités… Cela dit, il faut tout de même les nourrir.

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Serpent dans le camp la nuit

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Crapaud tentant de rentrer dans la chambre

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Singe écureuil

Les marches dans l’eau et la boue :

De plus, les fortes pluies rendent le terrain difficilement praticable. Les chemins deviennent des rivières d’eau boueuse. Les trous deviennent donc invisibles et il est possible de marcher dedans ! Quand on est chanceux on a seulement les bottes remplies d’eau. Sinon, on tombe dedans jusqu’à la taille nous rendant alors encore plus mouillé si cela est encore possible et couvert de boue.

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Lagune de Wayra

Les vêtements constamment humides :

On se retrouve très vite trempé dans ces conditions, de la tête au pied et les vêtements mettent un temps fou à sécher. Il est tout à fait possible de mettre des vêtements humides dès le réveil, ce qui n’est pas très agréable. Cela permet également aux moisissures de se développer, détériorant très vite les vêtements et les odeurs ne sont pas des plus fraîches.

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Quand il fait beau on peut faire sécher les vêtements dehors…

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Ainsi que les bottes

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Sinon c’est dans les dortoirs

La chaleur :

Cependant, il arrive également qu’il fasse beau 2 ou 3 jours de suite et même très chaud, très très chaud, mais sans courant d’air pour atténuer la chaleur et pousser l’eau en évaporation, ce qui donne un environnement suffocant.
La marche sous cette chaleur peut alors être très difficile, à l’image d’une marche sous une averse. Les pas sont lourds. Cette chaleur nous fait beaucoup suer et on se déshydrate très vite. Il est alors indispensable de boire beaucoup d’eau. En effet, malgré la chaleur, il est nécessaire de porter des affaires longues et amples. Nos tenues de travail sont donc un t-shirt, une chemise, un pantalon (et souvent un leggins en dessous pour éviter les irritations), des gants, un chapeau, une moustiquaire de tête. Pourquoi ? Pour les moustiques !

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Les compagnons de Maude dans la tenue traditionnelle pour le travail dans la jungle

Les moustiques

Ah les moustiques, on pourrait écrire un roman sur eux. En fait non! C’est assez simple. Ils sont là, sans cesse à nous murmurer un bzzzzz continu et agaçant près de l’oreille. Ils passent leur temps à tourner autour de nous pour trouver une faille. Il y en a des petits, des gros, des noirs, des bleus, des jaunes (ce sont les pires ceux-là), des à pattes blanches,…

Mais pour tous l’histoire est la même ! Ça ne sert à rien de lutter contre eux. C’est une invasion de tous les côtés. Nous sommes sans cesse cernés, ils peuvent être parfois des centaines (quand nous sommes en plein cœur de la jungle par exemple). Que ce soit au travail, à table, dans la douche, aux toilettes… Ils sont là, prêts à la moindre erreur de notre part! Ils piquent dès que les vêtements touchent à la peau, quelles que soient l’épaisseur du tissu ou le nombre de couches, d’où la nécessité des vêtements amples.

Dès les 3 premiers jours au camp, j’ai eu plus de 70 piqûres sur une seule main (oui oui je me suis amusé à les compter !). Et travail avec les animaux oblige, tout répulsif à insecte est interdit, cela peut être très toxique pour les animaux.

Les seuls instants de répit que l’on a sont s’il y a un peu de vent, s’il pleut (mais dans ce cas on sait pertinemment qu’il y en aura plus après, ce qui n’est pas bon signe), ou quand on se met au lit. Enfin quand on est dans son lit sous la moustiquaire. Car le temps de se déshabiller on se fait encore dévorer par un régiment d’une dizaine de ces insectes volants.
Et encore, il y a une dernière bataille sous la moustiquaire. Ces dernières sont parfois abîmées et ont des trous et les moustiques trouvent toujours un passage. Il faut alors chasser ces Forces Spéciales. Malgré tout, il se peut que durant la nuit, un petit escadron de commandos nocturnes s’infiltre pour nous laisser encore plus de traces.

Rien ne sert de lutter. Ils nous ont envahis. Nous avons perdu ! Bienvenue dans la jungle !

 

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  1. Lyliane

    Une fois encore les moustiques ne t’ont pas loupé… J’espère que tu n’as pas eu les mêmes problèmes qu’à Bornéo??? Ce n’était pas la bonne période pour aller en Bolivie!!!! En effet ce ne doit pas être drôle de travailler couvert comme vous l’étiez par cette chaleur, vous avez eu le moral de le faire…. Bravo…
    Prenez soin de vous.
    Gros bisous à tous les 2.

    • Maude

      Nous savions que la période ne serait pas la plus facile ! Non pas de soucis d’infection car nous ne nous sommes pas gratté.

  2. Myriam

    Comment résister au « grattage» de piqures de moustiques ?

  3. Lionel

    Cela a de quoi rendre fou…
    Vous avez du en baver et j’ai une grosse pensé pour ceux qui doivent y vivre leur vie durant…
    Tout cela me rappel des souvenirs…merci aussi pour la prise de son.
    Piquez vous de vous en n’être sortis sans égratignure…
    Chère Épicurienne et Cher Épicurien je vous souhaite tout les bonheurs du Monde…
    Bizzz !!! Bizzz !!!

  4. Ah la la!!!!
    Dur dur, rien ne les arretent…Cela doit être pénible de travailler sous ce climat
    Je le redis, je suis très fière de vous et votre dévouement pour les animaux
    Gros bisous

  5. Hmm! Ça donne envie !
    C’est mauvais pour l’Office du tourisme bolivien mais bien réaliste !
    Un complément d’article sur l’adaptation des locaux serait bien intéressant . La moustiquaire de tête fait elle aussi partit d la tenue vestimentaire des habitants ??
    Merci pour ce partage

    • Maude

      C’est vrai ! Mais nous n’avons pas eu l’occasion de voir comment vivez les locaux dans la jungle car autour de la réserve de l’association, ils ont tout déforesté, il n’y a presque plus de moustiques… Ce que nous avons remarqué cela dit c’est qu’après quelques années les gens (locaux ou pas) n’ont plus de grosses réactions aux piqûres de moustiques. Plus de gonflements, moins de démangeaisons…
      Merci pour le commentaire !

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