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De Moroni à Nioumachoua

Après trois jours de voyage à dormir dans les avions et les aéroports, notre transfert entre Moroni et Mohéli, et l’arrivée au village de Nioumachoua, méritent à eux seuls d’être racontés.

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Nous avons été accueillis par un arc-en-ciel à notre arrivée à Moroni

Première étape : De Moroni à Chindini en taxi

A notre arrivée à Moroni, Grande Comores, nous avons été accueillis par Amina, notre responsable sur place. Nous avons dû rester un jour à Moroni pour attendre l’arrivée d’une stagiaire, Jana, qui vient ici pour deux mois étudier les dauphins. Ainsi nous avons eu le temps de nous imprégner un peu du climat, des gens, de la culture et de faire connaissance avec Amina.

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Transfert de l’aéroport vers Moroni

Une fois Jana arrivée, il est temps pour nous de commencer notre périple vers Mohéli. Pour commencer, nous avons dû trouver un taxi qui voulait bien nous conduire jusqu’au village de Chindini de nuit. Pour cela, pas de problème mise à part que le seul que nous avons trouvé avait une petite citadine où il a fallu faire tenir tous nos sacs. 3 gros sacs qui dépassaient du coffre, 1 autre gros sur mes genoux à l’avant de la voiture, le reste des affaires sur les genoux des filles à l’arrière . Cela aurait pu se passer relativement « tranquillement » mais c’était sans compter sur l’état de la route, complètement défoncée. Certains trous sont si profonds que la voiture touchait le sol et il était impossible de les éviter. Et la pluie a commencé à tomber. Mais pas une petite pluie fine, la pluie tropicale qui a créé des rivières sur la route. Nous avons croisé des gens qui marchaient sur la route avec de l’eau jusqu’à mi mollet !

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Amina et Jana

Et bien sûr nous avons eu une panne. Alors que le chauffeur ralentissait pour passer un dos d’âne, qui sont très hauts aux Comores, la voiture a eu un problème de batterie et ne voulait plus démarrer. Nous avons dû alors nous extraire de la voiture pour la pousser et la faire redémarrer. Heureusement pour nous, la pluie s’était calmée !

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Pêcheurs de sardines à Moroni

La suite de ce trajet s’est finalement passée sans autres embûches, et nous sommes arrivés au village de Chindini où nous avons été accueillis et avons dormi chez la mère d’Amina.

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Bateau échoué au port de Moroni. Une autre Sardine bloquant un port ?

Seconde étape : De Chindini à Mohéli par bateau

Après une « bonne » nuit de sommeil et un bon petit déjeuner, il nous a fallu rejoindre le petit port de Chindini afin de prendre notre bateau et rejoindre ainsi l’île de Mohéli.

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Le port de Chindini où notre bateau nous attend

Sous un soleil de plomb, nous avons dû participer à la mise à l’eau du bateau. Le trajet en lui-même n’a pas posé trop de problème. Il a seulement fallu nous faire à la houle, aux creux de 2 à 3 mètres et au capitaine du bateau qui trouvait amusant de les prendre à toute vitesse. Autant dire qu’en débarquant quelques douleurs au dos se sont fait sentir !

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Première vue de Mohéli

Troisième étape : Rencontre avec la police de Mohéli

Finalement arrivés sur Mohéli, nous apprenons qu’il faut nous rendre au poste de police car les étrangers qui arrivent sur l’île doivent s’enregistrer ! Pas de souci, nous nous exécutons !

Mais une fois au poste, nous avons une mauvaise surprise. En effet, on nous dit que pour aller librement sur l’île il nous faut payer 10 euros par personne (sauf si nous repartons par avion). Hors de question de céder à ce chantage, de payer un baquechiche déguisé et de nous faire avoir, nous exigeons un papier officiel qui nous prouve que nous devons payer. Cette preuve, après maintes excuses du capitaine de police, nous ne la verrons jamais ! Après une heure de discussion, nous finirons par dire que nous quitterons l’île par avion et nous ne payons pas les 10 euros.

Quatrième étape : Le taxi brousse pour rejoindre le village de Nioumachoua, notre QG

En quittant le poste de police un peu énervés, nous prenons enfin notre dernier moyen de locomotion, un taxi brousse pour rejoindre le village de Nioumachoua où nous allons vivre pendant un mois !

Au départ, il n’y a aucun souci, nous sommes 8 passagers dans le van conçu pour 13, ce qui est normal voire peu nombreux. Mais au fur et à mesure de tours, détours et retours dans différents petits villages nous avons fini par être 23 passagers. Nous étions plus que serrés, dans des positions inconfortables, augmentant l’effet de la chaleur, avec la musique à fond. Pour ma part, j’étais juste à côté de l’enceinte ! Et bien sûr l’état de la route toujours aussi mauvais, si ce n’est pire que lors de notre premier trajet ! Après plus d’1h30 de trajet, nous sommes finalement arrivés à Nioumachoua, heureux de pouvoir descendre du taxi et retrouver des sensations dans les jambes.

Nous avons déjà pris à plusieurs reprises des taxis brousses lors de nos différents périples, mais celui-ci fut très certainement le pire que nous ayons connu avant ce jour !

Nous voici maintenant à notre QG. A part pour faire des excursions en bateau pour les animaux et la visite d’un village de tortues, nous ne bougerons pas trop pendant le mois ! Ouf ! Car il ne nous tarde pas de refaire des longs trajets sur ces îles !

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  1. lyliane

    Quel périple !!! Vous n’avez pas eu le mal de mer? Pas trop mal au dos en arrivant?
    J’espère que les paysages sont beaux au moins !!!! et que vous allez voir ces belles tortues pour lesquelles vous avez ce voyage chaotique !!!
    Bonne continuation en souhaitant que vous avez beau temps.
    Gros bisous.

  2. Corinne

    Coucou les amoureux, c’est toujours un plaisir de vous lire. Malgré ce trajet chaotique j’aimerais tellement être avec vous.
    Je vous embrasse fort.
    Corinne (friend of Chino)

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