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Histoires de félins

Après 3 jours de présence au camp (à lire tout un tas de protocoles et de règlements), nous savons enfin quels grands félins nous avons allons avoir sous notre responsabilité pour travailler.

Maude a en charge trois femelles pumas, dont deux sœurs (Wara et Yassi) avec lesquelles elle travaille en même temps.

Quant à moi, j’ai sous ma responsabilité un puma, du nom de Tupac et un Jaguar qui s’appelle Juancho.

A cette époque de l’année, il y a peu de bénévoles, car nous sommes en saison des pluies, de ce fait nous avons deux félins sous notre responsabilité au lieu d’un seul (un le matin et l’après-midi). La règle du centre veut qu’on s’occupe exclusivement de nos félins. En d’aucune façon nous ne pouvons interagir avec les autres ce qui veut dire que je ne connaîtrai jamais les félins de Maude et inversement. De plus, pendant les trois premières semaines de travail, il nous est interdit de filmer ou prendre en photo nos félins (la première semaine toute photo est interdite, même le camp, même un papillon dans le camp !)

Ici, nous allons vous présenter les félins avec lesquels nous travaillons. Ne connaissant pas les félins de Maude, comme je vous l’ai expliqué précédemment, la structure de l’article sera un peu différente. Dans un premier temps je vais donc parler de mes propres félins (Tupac et Juancho), et c’est ensuite Maude qui fera la description de ses félins (Wayra, et Wara et Yassi alias les sisters).

Les félins de Fabrice

Tupac

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Tupac au repos (photo d’un ancien bénévole)

Histoire de Tupac

Tupac est un puma d’une dizaine d’années. Il est arrivé à CIWY très jeune.

La mère de Tupac avait tendance à chasser à proximité des habitations et notamment des troupeaux. Un jour, des fermiers lui ont tiré dessus, mais seulement pour la blesser. Ils ont alors suivi les traces de sang pour trouver sa cachette. Avec elle se trouvait deux bébés pumas (dont Tupac). Les fermiers ont alors battu à mort les trois pumas. La mère et le frère de Tupac sont morts suite aux coups mais Tupac  a résisté. Les fermiers ont alors décidé de le récupérer pour le vendre au marché noir.

Les autorités ont réussi à se saisir de Tupac qui a alors été confié à CIWY. Aujourd’hui, suite aux coups reçus, Tupac a quelques problèmes aux yeux et il semblerait qu’il ne puisse voir que les ombres et en noir et blanc.

Tupac est maintenant un beau puma adulte impressionnant et très massif qui n’a rien à envier aux Jaguars !

Le travail avec Tupac

Je travaille avec Tupac tous les matins. Avec mon binôme et mon formateur, nous sommes chargés de le sortir afin qu’il se promène dans la jungle, pendant environ trois heures, où plusieurs trails ont été aménagés pour lui.

En arrivant à une vingtaine de mètres de son enclos, il faut tout d’abord lui dire bonjour : « Hola Tupac… » et on le rejoint à sa zone d’affection. Ici, mon binôme et mon formateur, lui donnent les caresses qu’il demande. Ils en profitent alors pour contrôler s’il a des blessures, tiques,…

Quand Tupac ne veut plus d’affection mais souhaite sortir, il se lève d’un coup et rejoint son enclos principal où il nous attend.

Nous devons alors nous harnacher. En effet, les deux personnes qui promènent Tupac doivent porter une ceinture de corde spéciale autour de la taille auxquelles on attache la « laisse ». Cette dernière est divisée en deux de sorte que les deux personnes soient attachées à Tupac.

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Tupac en train de marcher avec deux bénévoles. Remarquer la double corde (photo d’un ancien bénévole)

Une fois équipés, l’extrémité de la corde qui sera attachée à Tupac est passée dans un sas de sécurité où il faut faire entrer Tupac qui est alors « clippé ».

Quand tout le monde est prêt, on ouvre la porte et là, il faut se tenir prêt car Tupac se met à courir et il faut suivre. Heureusement ce n’est pas pour très longtemps.

La suite de la balade peut être assez tranquille, il suffit de suivre Tupac et rester bien concentré sur ses déplacements, ses épaules, ses oreilles,… C’est lui qui décide où aller, quand s’arrêter, dormir, et rentrer.

Les seules contraintes qu’on peut lui donner sont s’il décide de chasser un animal sauvage, s’il rencontre un félin sauvage ou s’il veut nous sauter dessus.

Quand il a décidé de rentrer à son enclos, au bout de 2h30 de balade, nous le clippons à un runner d’une vingtaine de mètres où il peut faire sa vie. Nous en profitons alors pour nettoyer son enclos, donner à boire, préparer la nourriture,… Une fois que tout est prêt, nous pouvons le faire rentrer dans son enclos où il se rend directement à sa nourriture.

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Tupac se faisant les griffes, toujours au même tronc couché (photo d’un ancien bénévole)

Malgré les demandes d’affection que Tupac exprime le matin à notre arrivée en guise de bonjour, il est plutôt « indépendant » et ne fait pas du tout attention aux personnes qui le suivent. Pendant sa balade, il ne vient jamais près de ses bénévoles pour une caresse.

Bien au contraire, s’il nous arrive de marcher trop près de lui ou bien de tirer un peu trop sa corde il a même tendance à grogner et parfois à essayer de nous sauter dessus. Tupac est très facilement frustré et grincheux (pour ça on se ressemble bien !).

Juancho

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Juancho (photo d’un ancien bénévole)

Histoire de Juancho

Juancho est un vieux Jaguar d’une vingtaine d’années. Avant d’arriver au centre, il vivait dans un zoo de Bolivie, dans une cage de 4m2. Il avait un tempérament assez agressif.

Un jour, ses soigneurs ont décidé de nettoyer et désinfecter sa cage au lance-flamme, mais avec Juancho à l’intérieur. Oui oui vous avez bien lu.

A cause de cette manipulation, Juancho a été brûlé à un œil. Les autorités l’ont confisqué au zoo et c’est donc CIWY qui a eu la charge de le soigner et de lui donner une meilleure vie.

A cause de sa brûlure, Juancho avait constamment une infection au niveau des yeux et cela se propageait au niveau du museau. Les vétérinaires de CIWY ont donc décidé de l’opérer pour que cela cesse tout en connaissant les risques, c’est-à-dire la perte de la vue. Et malheureusement, pendant l’opération, le nerf optique a été touché et Juancho a définitivement perdu la vue. A cause de ces infections chroniques, il a également perdu une grande partie du sens de l’odorat.

Cependant, cette opération a permis de stopper cette infection. Suite à cela Juancho est devenu moins agressif et n’est plus déprimé comme il a pu l’être par le passé.

Enfin, à cause de sa vie pendant plusieurs années dans une cage minuscule où il ne pouvait quasiment pas bouger et marcher, il a également des problèmes aux pattes arrières qui l’empêchent de bien se déplacer, courir, sauter,…

Le travail avec Juancho

Je travaille avec Juancho tous les après-midi, essentiellement pour lui tenir compagnie ce qui lui évite de déprimer. Je reste donc avec lui de 14h à 17h30 (en moyenne).

N’ayant quasiment que le sens de l’ouïe, je dois lui annoncer mon arrivée par un « Hola Juancho, como estas ? » et essayer de maintenir le plus possible un contact auditif avec lui, en sifflant, chantant, parlant, lisant,… pour qu’il ne soit pas surpris et effrayé de ma présence. S’il décide de venir me voir, je reste à ses côtés. Normalement, s’il vient dans sa cage de maintenance, au niveau de sa zone d’affection, je devrais le caresser à sa demande. Enfin, s’il décide de marcher, je dois l’accompagner. De toute façon, s’il décide de marcher et qu’il ne m’entend pas le suivre, il s’arrête, se tourne vers moi et m’attend. Etant vieux et ayant ses problèmes aux pattes arrières, ma présence l’incite à marcher un peu et à faire de l’exercice. Il arrive parfois qu’il soit un peu fainéant, qu’un bruit ou une odeur l’apeure. Je suis donc ici pour essayer de le rassurer, le calmer, en lui parlant d’une voix la plus posée possible, doucement pour qu’il continue de marcher un peu.

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Bénévole lisant un livre à Juancho (photo d’un ancien bénévole)

Bien qu’il connaisse son enclos, il arrive parfois qu’il ne fasse pas attention à un obstacle, d’où ma présence. Je dois lui donner les directions « izquierda », « derecha », « cuidado ».

Il arrive parfois que je ne le vois quasiment pas de l’après midi (seulement pour 2 ou 3 petites marches), s’il fait trop chaud ou s’il pleut. J’en profite donc pour maintenir un peu autour de son enclos. En effet, pour prévenir des incendies il faut maintenir une partie sans végétation de trois mètres à l’extérieur de l’enclos et un mètre dans l’enclos. Tout le temps de cet entretien, je continue à maintenir le contact auditif en sifflant ou en lui expliquant ce que je fais.

Quand vient enfin le moment du repas, vers 17 heures, je dois fermer son enclos principal afin de pouvoir rentrer dans son enclos de maintenance et tout préparer. A ce moment, Juancho est très excité. Quand tout est prêt et que je suis sorti, il est alors temps de lui donner accès à son enclos de maintenance mais je dois à nouveau le guider pour qu’il trouve sa nourriture.

Dans mon cas, j’ai eu la responsabilité de deux félins aux passés très tristes mais qui ont maintenant deux caractères très différents, et qui nécessitent chacun des façons de travailler bien spécifiques.

Les félins de Maude

Wayra

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Wayra, dite « la princesse »

L’histoire de Wayra

Wayra est une femelle puma. Son histoire est assez obscure. Elle a été confisquée par les autorités alors qu’elle était apparemment utilisée comme attraction dans la rue. L’association n’en sait pas beaucoup plus sur son histoire…

Toujours est-il que Wayra est un félin très anxieux. Elle n’aime pas la nouveauté et apprécie tout particulièrement le calme. Très prudente, elle a tendance à se cacher si elle entend un nouveau bruit, juste au cas où…

Très prudente certains l’appellent « La Princesse » car elle est très posée, sait très bien ce qu’elle veut et est très indépendante.

Le travail avec Wayra

Wayra est un félin du matin, elle n’aime pas la chaleur de l’après-midi. Si elle doit n’être sortie qu’une demi-journée, c’est donc le matin !

Wayra n’aime pas se promener en laisse. Elle préfère avoir son indépendance en n’étant pas attachée à quelqu’un et rester toujours à proximité de son enclos.

Pour elle, le centre a donc mis en place un système de « runner ». Il s’agit de cordes tendues à l’horizontale entre deux arbres. Il suffit de clipper la laisse dessus puis elle peut choisir si elle veut courir très vite ou marcher tranquillement. Elle peut aussi prendre la décision de se tenir loin de son ou ses volontaire(s) ou, si elle veut, se coucher près d’eux.

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Wayra sur son runner

A mon arrivée à l’enclos, la première chose que je dois faire c’est dire bonjour. Il faut poser les mains au grillage pour qu’elle puisse venir s’y frotter la tête. Ce moment tendresse est souvent assez court. Il s’agit plus d’une forme de politesse que d’une grande démonstration d’affection.

Elle se rend ensuite rapidement près de sa porte où elle attend d’être clippée à sa laisse. C’est un moment qu’elle n’aime pas du tout. C’est pour cela que durant tout ce processus, elle grogne en signe de mécontentement… Il faut donc attendre qu’elle soit vraiment prête à l’accepter. Quand elle s’étend après s’être couchée, c’est le moment ! L’extrémité de la laisse est déjà sur le 1er runner à l’extérieur de la cage. Il faut passer ses mains à travers les barreaux avec le mousqueton de la laisse pour atteindre le collier, le tout pendant qu’elle grogne… Il faut clipper vite en bougeant le moins possible le collier. Si je prends trop de temps, c’est trop tard. Elle perd patience et se lève en crachant contre moi. Heureusement, elle n’a jamais été plus loin dans son agacement…

Une fois clippée je peux ouvrir la porte et la voilà libre d’utiliser les runners pour plusieurs heures. Elle choisit parfois de venir voir « ses volontaires » pour les lécher un peu et se coucher en signe d’acceptation de leur présence et se coucher auprès d’eux  quelques minutes (ou heures…).

Durant le temps où elle préfère rester loin des volontaires, c’est le moment idéal pour nettoyer son enclos, désherber son trail, faire des enrichissements…

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Wayra intriguée par un groupe de singes passant au-dessus d’elle

A l’approche du repas, elle choisit de rentrer dans sa cage d’elle-même. Le déclippage est aussi sportif que le clippage avec son lot de crachages et de grognements !

Pas du tout possessive avec la nourriture, il est possible d’entrer avec elle dans la cage pour lui déposer son repas. S’approcher d’elle quand elle mange est donc possible. Mais cela défie complètement mon instinct de survie ! Je ne le fais donc que si je dois vraiment m’en approcher pour examiner une plaie par exemple…

Avec Stuart (le volontaire qui me forme : un Anglais adorable), travailler avec Wayra est vraiment très agréable. Mes matinées avec Wayra sont souvent très paisibles et empreintes de beaucoup de respect. Wayra est un puma peureux, sensible mais indépendant qui n’a pas perdu ses instincts sauvages et son côté solitaire. Le système de runner est très adapté à sa nature et respecte tout à fait ses envies peu aventureuses et son besoin de vivre sa vie sans dépendre trop de la vitesse de réaction des volontaires.

En bonus un petit extrait des croquis que j’ai fait de Wayra au repos !

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Croquis de Wayra au repos

Wara et Yassi

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Wara (à droite) et Yassi (à gauche), alias les sisters (photo d’un ancien bénévole)

L’histoire de Wara et Yassi

Ces sœurs Pumas étaient trois quand elles sont arrivées au centre étant bébés. Elles avaient été saisies alors qu’elles allaient être vendues au marché noir. Leur mère a sûrement été tuée pour mieux pouvoir capturer les bébés et les vendre comme animaux de compagnie. Au centre, elles ont été nourries, élevées et habituées aux humains. Elles ont appris dès le plus jeune âge à marcher en laisse.

Elles ont été appelées Inti, Wara et Yasse. Elles sont un peu devenues les mascottes du centre. Malheureusement, lors d’une marche, Inti a mangé une herbe qui se trouvait être très toxique. Elle n’a malheureusement pas survécu. Elles sont donc maintenant deux sœurs à vivre ensemble dans le même enclos.

Le travail avec Wara et Yassi

Pour les faire marcher, il faut être au minimum deux (une personne par félin).

La première épreuve est la marche à leur enclos. Il se trouve à vingt minutes de marche dans la jungle. Vingt minutes durant lesquelles, nous devons transporter 2 litres d’eau et 1 kg de viande chacun. Nous travaillons durant la saison des pluies en Bolivie. La jungle reste chaude mais aussi extrêmement humide. Nous sommes donc escortés par un nuage constant de moustiques. Mais le pire du pire, c’est le sol extrêmement boueux la moitié du trajet et complètement inondé l’autre moitié. Il faut donc traverser d’interminables tronçons de jungle avec de l’eau jusqu’aux genoux, enjamber des branches et des troncs immergés, trébucher dans des trous, se baisser pour éviter les branches et les lianes…
A l’arrivée, les bottes sont remplies d’eau boueuse, le pantalon est trempé (les autres vêtements aussi pour peu que l’on tombe dans l’eau, ce qui arrive souvent…), et nous dégoulinons de sueur au sens propre du terme.

Nous pouvons ensuite visiter les deux pumas. Elles sont très en demande d’affection. Il faut donc les caresser et les gratouiller entre deux léchages de main.  Il ne faut jamais oublier de donner autant d’affection à l’une qu’à l’autre pour éviter les jalousies.

Après le bonjour à travers le grillage, nous pouvons directement entrer dans l’enclos pour les nourrir ou les attacher à la laisse comme on pourrait le faire avec des chiens dans un jardin.

Comme elles sont de bonne composition, les promenades en laisses sont assez faciles à gérer. Si nous faisons une erreur de management, elles vont rarement se formaliser. Le seul danger, ce sont les jalousies entre les deux ou leurs jeux. Si l’une veut jouer et l’autre non par par exemple, celle qui veut jouer peut, à défaut, décider de sauter sur un volontaire pour s’amuser. Ce n’est jamais avec agressivité mais cela reste malgré tout dangereux.

Elles ont le choix d’emprunter cinq chemins différents plus ou moins longs, qu’elles connaissent parfaitement.

Mises à part quelques règles qu’elles doivent respecter (ne pas s’éloigner du sentier, ne pas faire demi-tour sur un chemin…), ce sont elles qui décident du rythme (course, marche ou arrêt) et des chemins. Comme pour tous les félins du centre, la sortie hors de la cage est avant tout LEUR moment. Ce sont elles qui décident comment elles souhaitent en profiter.

De retour à la cage, nous les attachons à leur plateforme respective pour les nourrir tout en évitant les combats.

Elles ont un comportement proche du félin d’appartement avec les volontaires, il est donc possible de les nourrir en étant proche d’elles. Nous lançons malgré tout le premier morceau de viande qu’elles rattrapent au vol et dans la même seconde, nous déposons le reste du repas. Ainsi, elles ne risquent pas de nous blesser dans la précipitation quand nous posons la viande. Pendant qu’elles mangent, nous pouvons les approcher sans problème pour nettoyer leur gamelle d’eau.

Après le repas, nous retirons leur laisse et nous sortons de l’enclos. Il ne nous reste plus qu’à retraverser la jungle par le même chemin inondé le plus vite possible avant que la nuit tombe. Parfois les sœurs sont trop lentes à coopérer pour le repas ou prennent du retard dans la promenade, il faut alors rentrer de nuit sans se perdre !

Les sœurs sont 2 félins assez faciles à manager et très tolérantes. Le plus dur c’est finalement le chemin entre elles et le camp. Elles acceptent également facilement et rapidement les nouveaux volontaires. Cela dit, j’ai un peu plus de mal à apprécier leur comportement si peu sauvage. Il est étrange de travailler avec des grands félins comme avec des animaux domestiques dans un centre de faune sauvage

 

Nous avons des félins bien différents les uns des autres. Ils ont tous une histoire particulière (traumatisme physique ou mental ou « simplement » orphelin) et sont managés avec une technique adaptée au maximum à chaque animal. Certains peuvent marcher en « laisse » d’autres ne pourront jamais, certains se comportent comme des animaux très familiers avec l’homme et d’autres sont très indépendants. Selon chaque animal, il faut un temps plus ou moins long pour que le félin accepte de nous faire confiance. Ce fut très court pour les sœurs de Maude mais plus long pour moi avec Tupac.

Chaque volontaire est donc amené à avoir un vécu de sa mission totalement différent selon l’animal qui lui est confié. Il est donc très intéressant d’avoir différents animaux à nous occuper et d’échanger nos points de vue et nos expériences sur le sujet. C’est également un bon moyen d’essayer d’avoir une vision d’ensemble des pratiques à CIWY.

Vous remarquerez que beaucoup de photos ne viennent pas de nous. C’est normal, l’utilisation de l’appareil photo et de la caméra est très réglementée avec les félins de CIWY. Il faut garder toute son attention sur son animal quand il est sorti, et l’appareil risquerait de diminuer la concentration du volontaire. Nous trouvons que cette règle est justifiée, car elle assure la sécurité de tous, et évite que trop de photos « dégradantes » pour les animaux circulent sur l’internet.

Pour en savoir plus sur les règles pour travailler avec les félins à CIWY, cliquez ici !

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Règles pour travailler avec les félins à CIWY Bolivie

  1. Lyliane

    Ces félins pourront-ils retourner à l’état sauvage un jour ??? car ils me semblent être très près de l’homme….
    Ces animaux ont tous eu une drôle de vie avant de venir dans ce refuge…
    Gros bisous à vous 2.

  2. Delphine

    Bon, je crois que c’est mon chapitre préféré … Mais je suis pas jalouse, j’ai mes panthères noires personnelles ! Bonne suite de voyage, bisous !

    • Maude

      Hihi non ne soit pas jalouse ! Tes panthères sont sûrement beaaaaauuuucoup moins dangeureuses et venir les voir ne t’inflige aucune piqûre de moustique 😉

  3. corinne

    bonjour du lointain Chouzy,
    Je vois que vous êtes bien occupés , que vous vivez des moments intenses et émouvants en compagnie des animaux, notamment de ces félins victimes de la barbarie ou de la bêtise des hommes. Je vous embrasse fort en attendant de vous revoir. Corinne et Patrick

    • Maude

      Merci Tantine et Ton’ton ! Ca fait plaisir d’avoir un petit mot de votre part et de voir qu’on est lu =)

  4. Lionel

    Tristes histoires…
    Je me demande ce qui se passe dans leurs têtes alors qu’ils doivent changer d’accompagnateurs ci souvent ?
    Malgré les trajets très pénibles j’aime y voir le fait que leurs éloignements contribue à leurs indépendances vis avis des humains…
    Maude ont à dit pas de photos, mais çà vaut aussi pour les croquis je pense…
    Faite bien attention à vous…
    Je vous envoi de gros Ron Ron (sans crainte)

    • Maude

      Les bénévoles restent un mois minimum et 3 mois maxi. Il parait que c’est l’idéal car les animaux ont le temps d’accepter leur responsable mais n’ont pas le temps de trop s’y attacher… A ce qu’ils disent…

  5. Corinne (Thaïlande/Chino)

    Coucou les amoureux,
    Encore de magnifiques et tristes histoires, j’en ai les larmes aux yeux. C’est merveilleux ce que vous vivez, J’aimerais tellement être là-bas moi aussi. Régalez vous mais faites aussi attention et n’oubliez jamais que ce sont des animaux sauvages.
    Je vous embrasse fort. Bizoooo
    Corinne (de Thaïlande, de Chino ).

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