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Présentation du Costa Rica Animal Rescue Center

Le Costa Rica Animal Rescue Center (CRARC) est situé à proximité de la petite ville de Cebadilla à seulement une heure de San José sur la côte Pacifique. Il a été créé il y une dizaine d’années par deux amoureux des animaux et soucieux de la protection de la biodiversité Costaricienne, Marielos et Bernal.

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Marielos, une des fondatrices du CRARC

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Bernal, l’autre fondateur du CRARC

Le centre, d’une superficie d’environ 10 hectares, peut accueillir au maximum 48 bénévoles (en moyenne nous sommes 25-30) qui s’occupent d’une soixantaine d’animaux tels que :

  • Des paresseux (à deux ou à trois doigts)
  • Capucins
  • Singes hurleurs
  • Singes araignées
  • Araçari (famille des Toucans)
  • Perroquets, perruches et amazones
  • Kinkajou et olingo
  • Chouettes et hiboux
  • Ecureuils
  • Opposums
  • Tortue
  • Ouistiti
  • Chèvres
  • Cochons
  • Canards
  • Poules
  • Porc-épic et hérisson
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L’un des paresseux du CRARC avec son bébé sur le ventre

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Oscar

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Capucins

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Jeune Araçari (Gigi)

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Un singe hurleur jouant avec les râteaux

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Kinkajou, ici un individu sauvage évoluant autour du centre

Cependant, le centre a connu de tristes années et aurait pu disparaître sans le courage et la volonté de continuer de ses fondateurs et de Sarita, la gestionnaire du centre et la coordinatrice, qui est comme une mère pour tous les bénévoles qui viennent ici, que ce soit pour une semaine ou plusieurs mois !

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Sarita (avec la casquette), la maman de tous les bénévoles du CRARC

Une triste histoire…d’argent !

Jusqu’en 2015 le  CRARC était installé sur la côte Caribéenne, à proximité de la plage de Moin, qui avait, à l’époque, la plus forte population de Tortues luths pondeuses du Costa Rica. Le CRARC, avec l’aide des bénévoles, de la police locale, et d’un biologiste, du nom de Jairo, qui venait régulièrement pour les étudier… protégeait cette plage et ses tortues des braconniers qui venaient piller les nids.

Mais en 2013 ce biologiste a été assassiné. Deux mois plus tard, deux hommes ont été arrêtés sur cette plage mais aucune condamnation n’a été faite contre eux, car les preuves ont été « perdues ». Suite à cet événement, plus personne ne voulait retourner sur cette plage, de peur de recevoir le même sort que le biologiste. Ce qui a laissé la porte ouverte aux braconniers pour piller les nids des tortues.

Cette même année, une offre a été lancée par le Gouvernement pour la construction d’un port commercial sur la plage de Moin. C’est une grande firme Néerlandaise, qui a déjà bâti plus de 80 grands ports à travers le monde, qui a remporté cette offre. Et malgré l’attente des études scientifiques sur la faisabilité du projet, ce projet de construction a été accordé. Puis, quand les évaluations environnementales ont été faites, les documents finaux ont été « perdus » à plusieurs reprises par le Gouvernement. Finalement, une réunion a eu lieu entre les différentes parties, Gouvernement, association de protection de l’environnement et la société de construction du port, représentée par un biologiste, qui n’était autre que le patron de Jairo, et qui a déclaré que la construction du port n’affecterait en rien l’environnement et la plage !

En janvier 2015, la compagnie a recommandé au Costa Rica Animal Rescue Center de leur céder le terrain où ils étaient implantés depuis plusieurs années, ce qui a bien sûr été refusé par les fondateurs. Mais un mois plus tard, le Gouvernement a exproprié l’association et lui a donné 5 jours pour vider les lieux et emporter ailleurs les 67 animaux qu’ils avaient, sans quoi ils seraient tous saisis ! Et afin de montrer que cela était sérieux, des personnes sont venues afin d’emmener cinq paresseux, sans précision sur leur nouvelle destination !

Ce délai était bien sûr impossible à tenir n’ayant pas un nouvel endroit pour s’implanter, ni de camions pour déplacer les enclos et les animaux, ni le matériel et les personnes pour sédater les animaux… Finalement, un avocat a réussi à leur faire « gagner » un mois pour trouver un nouveau lieu et tout déplacer.

La renaissance

Les fondateurs du CRARC ont réussi à contacter un ami qui a bien voulu leur prêter son terrain, mais celui-ci ne faisait qu’un demi hectare. Autant dire que ce n’était pas une solution durable pour faire vivre tous ces animaux dans ce lieu.

Pendant trois semaines, les fondateurs et employés du CRARC faisaient un à deux allers-retours dans la journée (3 heures de route pour un aller) pour déplacer tout ce qu’ils pouvaient. Malheureusement, tous ces déplacements ont provoqué un très grand stress aux animaux et le centre a perdu 19 paresseux et une chouette.

Finalement, le CRARC a acheté un nouvel endroit à seulement 30 minutes de leur emplacement temporaire pour recréer un nouveau centre. Le déménagement vers le nouveau terrain a seulement commencé en juin 2016.

Bien que de nombreux bénévoles soient déjà passés par ici, il y donc tout à reconstruire et énormément de travail pour améliorer le quotidien des bénévoles mais surtout des animaux dont le CRARC s’est engagé à prendre soin.

Alors oui, pour le moment les accommodations sont rudimentaires, certains enclos méritent d’être améliorés, agrandis, mais tous les jours de petites choses sont faites par les bénévoles et le staff pour créer un nouvel environnement le plus agréable et durable possible.

Le CRARC, ses fondateurs et bien sûr Sarita, méritent vraiment qu’on les aide. Ce centre, qui a quand même une dizaine d’années, est encore réputé au Costa Rica (d’autres centres de faune sauvage font appel à eux) et il a le potentiel pour devenir un TRES grand centre !

Si vous aussi vous voulez aider le centre, vous pouvez faire un don.

Et si vous voyagez au Costa Rica, venez donner de votre temps et vous en sortirez grandi !

http://www.costaricaanimalrescuecenter.org/

 

 

 

 

 

 

 

 

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Nos premiers jours au Costa Rica

  1. Lyliane

    Ce centre revient de loin !!!! Heureusement qu’il y a des gens comme vous tous pour aider les animaux … A travers de vos articles on découvre les difficultés de ces centres et le peu d’aide qu’ils ont ….

  2. Eh beh ! On dirait une intrigue à la Game of Thrones !

    • Maude

      Lol ça fait un peu ça ! C’est sûrement juste moins agréable d’en être témoin 😉

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