Avant de commencer ce top, savez-vous ce qu’est exactement l’écovolontariat ? Non ? Alors je vous invite à en lire une courte définition afin d’être sûr de bien comprendre cet article…

Aujourd’hui, l’écovolontariat a le vent en poupe. De plus en plus d’associations se rendent compte de l’utilité d’avoir des écovolontaires. Leur séjour apporte une aide de terrain précieuse, un apport financier et, une fois l’aventure finie, les bénévoles deviennent souvent d’excellents ambassadeurs du projet.

Mais ce nouvel engouement entraîne également des dérives. L’écovolontariat se popularise au point que certaines personnes s’y inscrivent sans vraiment savoir ce que cela implique. Les associations sont parfois débordées par des bénévoles qui ne « restent pas à leur place » au point que certaines structures finissent par trouver plus d’inconvénients que d’avantages à accueillir des bénévoles. Parfois, elles vont jusqu’à arrêter leur programme d’écovolontariat et c’est bien dommage…

Alors pour éviter ces dérives, il est important de se poser la question : suis-je fait(e) pour être écovolontaire ?

Ce petit top vous aidera peut-être à répondre à cette question cruciale… Voici 10 raisons de ne pas faire d’écovolontariat à l’étranger :

1. Ne pas avoir envie de travailler

L’écovolontariat n’est certes pas un boulot payé mais pour autant, ce ne sont pas des vacances. Vous êtes là pour travailler. Certes le travail peut être très agréable (prendre le bateau pour compter les dauphins, créer des jeux pour les animaux d’un centre de faune sauvage, plonger pour recenser les poissons…) mais malgré tout, il est parfois intense et difficile. Les conditions climatiques ne sont pas toujours bonnes, les journées sont parfois longues…

En plus de la mission principale de l’écovolontariat, il y a souvent des tâches secondaires indispensables qui font moins rêver (repeindre le bateau, nettoyer les excréments des animaux d’un centre, rentrer les données sur des logiciels informatiques, nettoyer les parties communes…)
10 raisons ecovolontariat-pas travailler

Bref l’écovolontariat ce n’est pas un séjour en camp de vacances !

2. Si vous êtes là juste pour caresser votre animal préféré

Certaines personnes ont toujours rêvé d’approcher, de voir ou de caresser leur animal préféré. Elles voient l’écovolontariat comme un moyen idéal d’arriver à leurs fins. Seulement voilà, une fois sur place, le bénévole doit s’acquitter de missions sérieuses et essentielles au bon déroulement du projet de l’association, elles sont loin de son rêve d’enfant de jouer avec les animaux. Certes, il est parfois possible de vivre un moment privilégié avec un animal mais cet instant ne constitue pas l’essentiel du quotidien…

De plus, les animaux rencontrés sont souvent sauvages, dangereux et ne réclament pas les soins qu’on apporte à un chien ou à un chat. Ils n’aiment que très rarement les câlins et ont parfois besoin d’avoir des contacts très limités avec les humains pour garder ou retrouver leur instinct sauvage.10 raisons ecovolontariat-animal préféré

En résumé :
Faire un écovolontariat pour caresser aider votre espèce préférée, oui.
Faire un écovolontariat pour câliner l’animal dont vous épinglez les photos sur tous les murs de votre chambre, non.

3. Si vous n’avez pas de bonnes capacités physiques

Souvent les missions d’écovolontariat impliquent des activités physiques. Bien sûr cela dépend du projet dans lequel vous vous inscrivez mais de façon générale, le travail se passe sur le terrain.

Marcher plusieurs kilomètres pour trouver l’espèce à étudier, transporter des kilos de paille à bout de fourche pour changer la litière des enclos, les boulots physiques ne manquent pas.10 raisons ecovolontariat-physiqueLes horaires aussi peuvent parfois affaiblir le corps, certaines missions impliquent un travail de nuit (la surveillance des pontes de tortues de mer par exemple) ou des journées très longues (étudier le comportement d’un mammifère de l’aube au crépuscule notamment)…

Bien sûr on ne vous demande pas d’être un grand sportif. Mais les associations demandent souvent à la personne de remplir un petit questionnaire de santé pour être sûres que vous pourrez bel et bien remplir vos missions.

4. Si vous avez une âme trop sensible

La forme physique n’est pas le seul aspect à prendre en compte. Il faut aussi être fort psychologiquement.

Pour assurer les efforts physiques, les grands sportifs eux-mêmes le disent, le mental joue énormément.

Mais cette force mentale jouera aussi en votre faveur pour supporter l’éloignement de vos proches,  le bouleversement de vos habitudes et les épreuves auxquelles vous serez peut-être confrontés. En effet, vous serez parfois témoins de choses tragiques, un animal sauvage blessé à mort, un butin de braconnier, et que sais-je encore… Il faut savoir s’accrocher face à ce genre d’évènement, mais c’est peut-être justement là que l’importance de votre aide prendra tout son sens…

5. Si vous êtes douillet(te)

Si vous avez tendance à vous faire porter pâle au moindre petit bobo, si vous ne supportez pas les mauvaises odeurs, si vous avez de multiples peurs et phobies, attendez-vous à devoir prendre sur vous lors de votre mission.

Selon les écovolontariats, vous allez rencontrer plein de petits bêtes poilues avec plein de pattes, vous aller manger dans une vaisselle nettoyée avec de l’eau non potable, vous allez toucher des animaux pas toujours propres, vous allez monter des clôtures, nettoyer des choses bien dégueu,…

Là encore votre mental va être très important !10 raisons ecovolontariat-phobies

6. Ne pas avoir tout le confort moderne

Les associations qui accueillent les volontaires n’ont pas forcément les moyens de loger les bénévoles comme des rois. Les locaux sont collectifs, plus ou moins vieux et plus ou moins spacieux.

Parfois le projet implique de se trouver dans un lieu reculé, en pleine jungle, sur une plage, en montagne… Et cela n’est pas sans conséquences pour le confort. Il faut parfois dormir dans des tentes ou à la belle étoile. Il n’y pas toujours l’eau courante et l’électricité n’est pas toujours en place. Et ne parlons pas du réseau mobile et de l’accès à l’internet qui est parfois totalement inexistant !

Bref si vous n’êtes pas prêt à abandonner le lit moelleux pour dormir, le bain plein de mousse tous les soirs pour se détendre, et le sèche-cheveux tous les matins, oubliez l’écovolontariat !

7. Il faut parfois se salir !

Le travail de l’écovolontaire n’est pas toujours très propre, nettoyer les crottes, plonger en mer toute la journée, crapahuter dans les petits sentiers mal entretenus, vivre les pieds dans le sable ou dans l’eau de pluie, transpirer au travail à 40°C à l’ombre et dans une atmosphère avec un taux d’humidité à 95%… Vous l’aurez compris, il y a mille façons de se salir durant la journée !

De plus, il n’est pas toujours possible de se laver aussi bien et aussi souvent qu’on le voudrait… La vie en communauté implique qu’il faut laisser de l’eau pour les copains et on n’emmène pas forcément sa douche en expédition… Bien sûr les associations font souvent au mieux côté hygiène mais les moyens sont loin d’être les mêmes que dans notre pays d’origine…

8. Si vous ne voulez pas quitter vos habitudes alimentaires

Souvent les repas et les menus sont communs à toute la communauté. On ne choisit pas ses plats et les produits sont souvent locaux. Goûter à des aliments nouveaux sera sûrement votre quotidien, il ne faut pas être frileux des papilles !

10 raisons ecovolontariat-bon appetit2

Larves de coléoptères… comestibles !

Notez quand même que la plupart des programmes d’écovolontaires prévoient de s’adapter aux régimes spéciaux. Ils peuvent faire des repas spéciaux pour les végétariens, ou les allergiques…

9. Si vous voulez rester entre amis

L’écovolontariat ce n’est pas seulement agir pour l’environnement. C’est aussi rencontrer des personnes et des peuples, découvrir de nouvelles cultures et partager ses expériences et son savoir avec les autres.

Si vous souhaitez vous inscrire avec des amis à un écovolontariat, pensez bien qu’il vous faudra malgré tout vous ouvrir aux personnes extérieures à votre groupe. Sinon, cela risque de créer des tensions entre vous et le reste de la communauté dont la cohésion va pâtir de l’existence de clans.

10. Si vous êtes un grand solitaire

A l’inverse, si vous êtes plutôt du genre solitaire, que vous aimez voyager seul et n’aimez pas trop la compagnie, préparez-vous à voir vos habitudes chamboulées durant votre écovolontariat.

Non seulement le travail qui vous est demandé est souvent effectué en équipe mais en plus votre temps libre se passera dans des espaces souvent communs. Partager les repas, les sanitaires, les chambres, être d’astreinte certains jours, c’est le quotidien d’une vie en communauté.

 

Bon, j’espère ne pas avoir trop brisé vos rêves en écrivant cet article.

Si c’est le cas ne partez pas abattus, sachez que beaucoup font le choix de l’écovolontariat justement pour des aspects que je viens de citer. Ils s’y inscrivent pour vaincre leur peur ou repousser leurs limites. L’écovolontariat est perçu par certains comme une école de la vie en accéléré !

Si vous voulez vous remonter le moral, vous pouvez également le lire le top 10 des raisons de faire un écovolontariat à l’étranger .Vous verrez, vous sécherez vite vos larmes ! 😉

Si vous aussi vous avez vécu l’écovolontariat et que vous avez d’autres conseils à apporter pour éviter que le choix de l’écovolontariat soit fait pour de mauvaises raisons, n’hésitez pas à en faire part dans les commentaires !

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